jeudi 1 décembre 2016

Magistrats & Manigances - partie 2


Ça y est, Casus Belli #20 commence à arriver chez les abonnés et sera sous peu disponible en boutique. Ce numéro contient la deuxième partie (sur trois) du jeu de rôle Magistrats & Manigances que je co-écris avec Benjamin "MacBesse" Kouppi et dont je vous parlais déjà cet été. 
Pour rappel, la première partie (parue donc dans Casus Belli #19, suivez un peu !) contenait le contexte général (la Chine des Tang, sous l'angle du genre polar à la Juge Ti) ainsi que le règles. Cette fois-ci, nous présentons un district prêt à jouer afin que meneur de jeu et joueurs puissent se lancer directement - en attendant les scénarios de la troisième partie (dans Casus Belli #21, comme vous l'aurez deviné). 

Le district de Sangyuan. 
Situé à une extrémité de la Route de la Soie et sur les berges du Fleuve jaune : voilà qui en fait un carrefour commercial de premier choix, malgré son éloignement du centre de l'Empire fleuri. Y prospèrent ainsi des marchands faisant le lien entre les royaumes de l'Ouest et la Chine, des armateurs affrétant des jonques pour convoyer toutes sortes de biens à travers les provinces traversées par le plus fameux (mais aussi le plus dangereux) cours d'eau du pays, des sociétés d'escorte s'assurant que les convois arrivent à bon port, des écoles d'arts martiaux accueillant aussi bien des miliciens que de simples ouvriers, des maisons de plaisir offrant réconfort aux voyageurs éprouvés, etc. 
On s'en doute : une telle ville - ainsi que les terres environnantes (sur lesquels se trouvent diverses communautés paysannes, un monastère, un fort...) - peut se révéler un véritable nid de vipères tant nombre d'intérêts s'y croisent. Les taels coulent à flot dans une cité marchande qui prospère loin des yeux de la capitale et accueille de surcroît une importante communauté sogdienne - réputée pour son sens du commerce. Diverses raisons peuvent expliquer la nomination d'un Magistrat et de ses Assistants à la tête de ce district stratégique : une récompense pour les bons résultats d'un vétérant dans ses précédentes affectations (diriger Sangyuan offrant l'occasion de briller et de s'enrichir), une punition pour un fonctionnaire médiocre (la ville s'avérant plus que difficile à gérer face à de puissantes guildes) ou un test pour un jeune diplômé (la façon dont il s'en sortira déterminant le reste de sa carrière)...
Cette deuxième partie de Magistrats & Manigances décrit donc par le menu tout le district : les quartiers du chef-lieu avec les endroits et les personnalités les plus marquants, le monastère situé non loin, le fort où se trouve l'armée impériale, les diverses 'menaces' qui rôdent (invasion tibétaine, brigands en maraude, catastrophes naturelles...), etc. Afin de permettre au meneur de jeu de s'approprier tout cela, sont fournies de nombreuses listes de rumeurs (transformables en pistes et affaires selon l'intérêt des joueurs) et litiges (des cas à trancher au tribunal entre deux parties et nécessitant parfois d'enquêter un peu). Sans compter qu'un exemple de scène est détaillé d'entrée - à la demande de nombreux lecteurs un peu déconcertés par le système de jeu. Cette fois, plus d'excuses pour ne pas se lancer dans le jeu ! 
Grâce à quelques conseils et généralités sur les districts dans la Chine des Tang - et sur le modèle de Sangyuan -, le meneur de jeu pourra ensuite créer son propre décor en fonction de ses envies en matière d'intrigues à faire jouer. 
C'est encore Monsieur le Chien qui est aux crayons et qui illustre tout cela - avec talent et pertinence ! 

Entre la première et le deuxième partie de Magistrats & Manigances, je pense que les meneurs de jeu qui n'ont pas peur de mettre les mains dans le cambouis et d'improviser leurs enquêtes ont tout le nécessaire sous la main pour se lancer ! Pour ceux qui hésitent encore, sachez que MacBesse vous prépare des scénarios tout prêts pour la dernière livraison - le jeu sera alors complet.
Et bien sûr, Casus Belli #20 comporte toutes ses rubriques habituelles - de quoi lire et jouer pendant tout l'hiver ! En vous souhaitant une bonne lecture avant d'entamer un bilan de cette année 2016 d'ici la fin du mois sur ce blog. 

mercredi 16 novembre 2016

La Résurrection du Dragon - les Chroniques de l’Étrange tome 2


Hello tout le monde,

Cela fait une petite dizaine de jours que le deuxième tome des Chroniques de l’Étrange - qui a donc pour titre la Résurrection du Dragon - est sorti en librairie, toujours sous la bannière des éditions Critic bien sûr. 
Il était donc plus que temps que je vienne vous en faire la présentation ! 

L'an dernier sortait à la même période les 81 Frères, premier épisode de cette série d'urban fantasy dont l'action se situe à Hong Kong et qui met en scène un détective taoïste nommé Johnny Kwan. Exorciste chargé de maintenir l'équilibre entre le monde profane et le surnaturel, il y livrait une bataille acharnée contre une secte bien décidée à faire revenir un dieu-démon du chaos dans notre monde. La fin du roman le laissait dans un triste état suite à ses nombreux combats et la Résurrection du Dragon lui a laissé quelques mois pour recouvrer ses forces.
Nous retrouvons donc Johnny alors qu'il remplit une banale mission pour le compte d'une Reine-dragon - avant de se lancer dans de nouvelles enquêtes pleines de rebondissements. C'est tout d'abord le massacre des "hôtesses" surnaturelles (femmes-serpents et femmes-renardes) d'une maison-close qui attire son attention avant qu'il se voit confié par la Triade du Dragon florissant la mission d'aller récupérer pour son compte un œuf de jade - artefact mystique capable de donner naissance à un nouveau trésor céleste pour ce clan criminel. 
Bien entendu, l'une comme l'autre de ces affaires vont s'avérer plus complexes que prévues - et même liées à des événements des 81 Frères laissés dans l'ombre. Mais si, souvenez-vous : le chef Hmong prétendant avoir de bonnes raisons pour libérer le démon Chiyou de sa prison infernale, l'étrange symbole Tin Haa découvert sur les zombis, le tueur à gage des griffes duquel Johnny n'échappe qu'à grand-peine... La Résurrection du Dragon est le cœur de la trilogie des Chroniques de l’Étrange : le volume où tous les secrets sont révélés, où les masques tombent, où des ennemis deviennent des alliés, où des amis se révèlent moins fiables que prévu... Sans compter l'apparition de nouveaux personnages dans un camp comme dans l'autre - Hong Kong restant au final le protagoniste principal de cette saga. 
Parmi les défauts relevés par les lecteurs des 81 Frères figurait souvent son intrigue linéaire (mais à mon sens nécessaire pour laisser le lecteur s'immerger dans cet univers exotique sans en plus être noyé dans une intrigue à tiroir). Rassurez-vous donc, la Résurrection du Dragon complexifie le récit et l'emmène vers un versant plus épique - en attendant la conclusion (forcément explosive !) qui aura lieu dans les Gardiens célestes, le dernier tome de la série prévu pour fin 2017.

Tout comme les 81 Frères, la Résurrection du Dragon assume le mélange de nombreuses influences me tenant à cœur : l'urban fantasy (ou fantastique contemporain, si vous préférez), l'histoire et la culture de la Chine, la ville de Hong Kong et son cinéma... 
Ainsi vous y trouverez à nouveau nombre de lieux emblématiques (et spectaculaires !) de cette fascinante métropole, une magie toujours aussi œcuménique mêlant taoïsme et bouddhisme mais aussi tradition et modernité, des combats d'arts martiaux rendant hommage aux grands acteurs et chorégraphes du genre (de Liu Chia Liang à Jet Li en passant par Jackie Chan, Sammo Hung, Donnie Yen, Yuen Woo Ping, etc.), des fusillades effrénées et des triades impitoyables dignes des polars de John Woo, des poursuites endiablées dans les rues encombrées de la cité, etc. 
Enquête, magie et action sont ainsi les trois ingrédients des Chroniques de l’Étrange et la Résurrection du Dragon n'en est pas avare ! La couverture - forcément sublime - de Xavier Collette vous le démontre amplement. Quant au format du roman, il est semblable à celui de son aîné : les éditions Critic me font à nouveau l'honneur d'une fabrication de luxe avec couverture cartonnée et dos toilé. Un bien bel objet qui ferait d'ailleurs un cadeau de Noël idéal ! 



J'espère que tous ceux qui ont apprécié les 81 Frères auront envie de se plonger dans sa suite et que les indécis se décideront à se lancer dans les Chroniques de l’Étrange à présent que son intrigue générale progresse. 
Je signale que je me trouverai le 26 novembre prochain aux 13ème Rencontres de l'Imaginaire de Sèvres afin de discuter avec les lecteurs et de dédicacer la Résurrection du Dragon - mais aussi tous mes autres romans et jeux de rôle, bien sûr ! En espérant vous y croiser dans l'ambiance toujours conviviale de ce salon des plus sympathiques. 
A bientôt.

vendredi 3 juin 2016

Magistrats & Manigances - partie 1


Bonjour tout le monde,

Je l'avais promis, je reviens donc pour parler Chine ancienne - une de mes vieilles passions, comme le savent ceux qui suivent mes travaux depuis un moment. Et justement, parmi eux certains se souviennent peut-être de mon article dans le livre Jouer avec l'Histoire : traiter l'histoire au travers du genre. J'y développai la thèse que si l'histoire était un fabuleux background à utiliser dans un jeu de rôle, il pouvait s'avérer nécessaire de l'aborder par le biais d'un genre précis avec d'en faciliter l'appropriation - comme se lancer dans la France de Richelieu grâce à des histoires de type cape & épées. Et j'utilisai tout au long de mon texte deux exemples : Qin - les Royaumes combattants, qui traitait de l'antiquité chinoise par le biais du wu xia pian, et Magistrats & Manigances, qui proposait de se la jouer polar chinois façon Juge Ti. 
Mais ! s'exclame le lecteur interloqué. Ce Magistrats & Manigances n'existe pas ! Et oui, c'est vrai - du moins, il n'existait pas. C'était un exemple fictif me permettant d'illustrer ma théorie et de compléter celui de Qin en démontrant que s'attaquer à la Chine ancienne pouvait donner deux jeux radicalement différents selon le genre utilisé. Cependant, l'idée d'écrire un jeu façon Juge Ti me trottait dans la tête depuis - en grand fan de l'oeuvre de Van Gulik. Interpréter des enquêteurs dans le système judiciaire de la dynastie Tang, démasquer les trafiquants et les meurtriers, trancher des litiges houleux, ménager la susceptibilité des puissants tout en restant incorruptible...
Et finalement, l'opportunité s'est présentée - après une petite histoire éditoriale houleuse. A l'origine, il y a le projet D3 de Cédric Ferrand : un corpus de règles permettant de jouer des enquêtes et divers décors de jeu pour varier les approches - le tout étant prévu pour une sortie chez l'éditeur John Doe. Connaissant mes inspirations, Cédric me proposa d'écrire un setting Chine ancienne selon l'idée du Magistrats & Manigances de mon article et bien sûr, j'acceptai. Pour diverses raisons dont j'ignore tout, ce beau projet ne vit pas le jour chez cet éditeur. Mais quelques temps après, D3 resurgit au détour des pages de Casus Belli - magazine dont j'étais alors déjà un collaborateur régulier. La rédaction le publiait en trois parties afin de fournir un jeu complet aux lecteurs assidus. Il n'en fallait pas plus pour que Magistrats & Manigances revienne au premier plan : à mon tour, je proposai aux boss de Casus Belli de le publier selon ce même format : trois parties pour une taille bien confortable permettant de développer ce projet.
Je me mis alors en quête d'un coauteur. En effet, je souhaitai que l'enquête soit réellement au cœur de Magistrats & Manigances : or il s'agit d'un genre délicat à traiter et qui peut s'avérer très frustrant pour peu que le système n'y soit pas adapté. Je jetai mon dévolu sur Benjamin Kouppi - alias MacBesse sur les forums - car en bon fan de jeux alternatifs, il allait me permettre de sortir de ma zone de confort et me forcer à penser "out of the box", comme disent les anglo-saxons. Et cette collaboration fut une totale réussite ! Benjamin me poussa dans mes retranchements en me proposant des idées très loin de mes habitudes, ce qui nous permit de concevoir des règles aux petits oignons après un énorme travail de réflexion et de conceptualisation. De plus, en tant qu'historien, il apporta une précision sans faille dans les textes de background - Magistrats & Manigances est donc inattaquable à ce niveau (et s'il reste des erreurs, elles sont de mon fait - soyez-en sûrs). 
La cerise sur le gâteau allait arriver avec le dessinateur chargé d'illustrer tout cela : rien moins que Monsieur le Chien (là encore sur une idée de Benjamin - véritable bonne fée de ce projet), fameux bédéaste / blogueur mais également vieux rôliste, qui apporta son style très franco-belge à notre travail - une touche classique qui sied à la perfection au décor de jeu.
Cette conjugaison de talents (textes de Benjamin et moi, dessins de Monsieur le Chien - le tout édité par Casus Belli) a poussé Magistrats & Manigances bien plus loin que je ne l'aurais rêvé quand le projet prit forme dans mon imagination - il y a de cela presque 10 ans. Le jeu est prévu à paraître dans les #19, 20 et 21 de Casus Belli et le premier de ce triptyque doit sortir en PDF dès aujourd'hui.
Benjamin a d'ailleurs longuement parlé du jeu sur Radio Rôliste, un podcast que je vous invite à écouter afin d'en apprendre encore plus ! 

Comment se compose Magistrats & Manigances
Dans le #19 de Casus Belli se trouve donc la première partie. Celle-ci contient le background général du jeu, tout ce qui concerne la Chine de la dynastie Tang : un bref historique, la société, la religion, le système pénal, etc. Tout ce dont a besoin le meneur de jeu pour se plonger dans cet univers pas forcément familier (nous ne pouvons que recommander la lecture du Juge Ti de Van Gulik, ainsi que les bandes-dessinées du Juge Bao pour approfondir). Puis est proposé le système de jeu. J'ai d'autant moins de scrupules à l'affirmer qu'il est à 90% l'oeuvre de Benjamin : c'est une vraie petite perle qui met l'enquête au cœur des parties et permet aussi bien de suivre des investigations pré-écrites que d'improviser des affaires à la volée. La création de personnage se fait de façon très simple : le joueur choisit un Statut (son "métier") et un Tempérament (son "caractère"), chacun lui offrant quelques capacités particulières. Puis il a accès à des Procédures : des compétences d'enquête ouvrant pour chacune 6 possibilités à choisir. L'astuce étant que selon le résultat du jet de dés, le joueur sélectionne un certain nombre de ces issues et le meneur de jeu en sélectionne d'autres. Pas de notion de réussite ou d'échec (et donc jamais d'impasse) : chaque lancer de dés permet de faire avancer l'histoire - seule la direction prise est influencée... Diverses options ancrent encore plus le jeu dans le genre abordé : comme la possibilité de se créer des Contacts ou le fait que les joueurs - s'ils incarnent individuellement des Assistants du Magistrat - interprètent ce dernier de façon collective lors des scènes de Tribunal, quand il faut enfin juger les coupables ou trancher les litiges. Et que les fans de magie se rassurent : il est parfaitement possible de créer un taoïste capable d'interroger les âmes des défunts ou les esprits errants - ces croyances faisant alors totalement partie de la vie des Chinois de l'époque. 
Casus Belli #20 offrira un décor de jeu prêt à l'emploi : un district situé au croisement de la Route de la Soie et du Fleuve jaune - un poumon économique de la province et donc un vrai nid de vipères où le Magistrat et ses Assistants devront savoir se faire une place. Si un meneur de jeu féru du Juge Ti saura créer son propre district à la volée, nul doute que celui proposé aidera les profanes à se lancer dans la Chine de la Dynastie Tang sans crainte. Enfin, Casus Belli #21 proposera un scénario composé de plusieurs affaires sur lesquelles les Assistants auront à enquêter ainsi que des conseils sur la façon de créer ou improviser de telles affaires. De tout cela, je reviendrai parler en temps utile.

Il ne me reste plus qu'à vous encourager à vous procurer Casus Belli #19 afin d'y découvrir la première partie de Magistrats & Manigances. Si vous êtes fans du Juge Ti, passionnés de Chine ancienne ou férus de jeux d'enquête, le travail que Benjamin et moi avons fourni devrait grandement vous intéresser. 
N'hésitez donc pas à découvrir l'Empire fleuri et ses nombreuses intrigues - entre lettrés ambitieux, fonctionnaires incorruptibles, marchands fortunés, courtisanes détentrices de bien des secrets, religieux pas toujours très pieux et bandits rôdant à la lisière des vertes forêts !
A bientôt pour de nouvelles actualités ! 

vendredi 22 avril 2016

Hexagon Universe : Livre 7 - les Rois des Profondeurs


Troisième billet pour ce mois d'avril et deuxième consacré à l'univers Hexagon : c'est un feu d'artifice de sorties en ce printemps ! 
En effet, c'est ce weekend que les XII Singes sortent le Livre 7 de la gamme Hexagon Universe : les Rois des Profondeurs.
Comme d'habitude, examinons tout cela plus en détail.

D'une certaine façon, les Rois des Profondeurs fait le pendant à Aventuriers & Seigneurs de la Jungle. En effet, ce dernier ramenait les lecteurs sur Terre après deux Livres consacrés aux merveilles de la galaxie : on y explorait les jungles insondables de pays africains jouant un rôle majeur dans l'univers Hexagon, on y découvrait de nouvelles civilisations étranges et on y apprenait le fonctionnement de nombreuses organisations consacrées à l'écologie. 
C'est donc un peu la même chose avec le Livre 7, mis à part qu'il s'intéresse cette fois-ci à ce qui se trouve dans les océans et sous terre ! 

Tout d'abord, y sont décrites plusieurs organisations ayant donc un rapport avec l'exploration des mers ou du monde souterrain. 
L'IOF est la troisième (mais la deuxième créée, si l'on suit la chronologie de l'univers Hexagon) organisation affiliée à l'ONU - elle rejoint donc le CLASH et le WSU. L'International Oceanic Force est une police des mers chargée de surveiller et protéger tous les océans du globe - mais aussi d'étudier la faune et la flore marines et de nouer des relations diplomatiques avec les civilisations qui vivent sous l'eau. Disposant d'une flotte à la pointe du progrès dirigée par le Commandant Neptune et possédant le meilleur département scientifique concernant l'océanographie, l'IOF accueille également des équipes de super-héros aux pouvoirs aquatiques. Voilà qui permet aux personnages d'explorer une nouvelle facette de la planète !
Société française, les Entreprises Cadot sont spécialisées dans l'écoconstruction et leur nouveau projet - piloté par Daniel Cluny (alias le Roi des Profondeurs) et sa compagne Scilla - consiste à créer des habitats sous-marins respectueux de l'environnement. Bien sûr, concurrence déloyale et espionnage industriel leur mettent des bâtons dans les roues - sans parler des criminels désireux de s'emparer de la formule qui transforma le Capitaine Cluny en surhumain amphibie. 
La Patrouille des Profondeurs explore quant à elle le monde souterrain et en cartographie les nombreux territoires. Composée de quatre jeunes aventuriers des plus audacieux, cette équipe dispose de tout le matériel le plus moderne pour se risquer au centre de la Terre et y affronter toutes sortes de dangers ! 
Enfin, Apocalittès est une armée de pirates sous-marins - une organisation terroriste visant à submerger le monde de la surface afin d'y régner en maîtresse absolue. Disposant de bases immergées et de puissants submersibles, Apocalittès fait régner la terreur sur les océans et donne bien du fil à retordre aussi bien à l'IOF qu'au CLASH et au WSU.

Les fonds marins abritent plusieurs civilisations mystérieuses.
Tout d'abord Atlantis ! Une cité qui fait remonter ses origines à des millions d'années, quand les Immortels protégeaient le monde durant un âge d'or oublié. Un cataclysme mit fin à cette époque bénie et les survivants plongés au fin fond de l'océan s'adaptèrent à cette nouvelle existence et rebâtirent une ville en usant des secrets d'antan. Atlantis est ainsi une cité peuplée d'amphibiens et emplie de merveilles technologiques. Mais des millénaires d'isolement ont entraîné son déclin civilisationnel et génétique... Nouer des contacts avec la surface pourrait être un bon moyen de redynamiser cette civilisation mais ses membres les plus conservateurs ne voient pas cela d'un très bon œil. 
Les Sirénides forment une race d'hommes-poissons au corps couvert d'écailles. Peuple belliqueux mais relativement primitif, ils sont en guère avec Atlantis depuis la nuit des temps. Non dénués d'un certains sens de l'honneur, les Sirénides se considèrent comme les seuls occupants légitimes des fonds océaniques - et ils combattent quiconque leur disputerait cette hégémonie ! 
Enfin Kosmos est une cité futuriste abritant une civilisation venue d'ailleurs. Lorsque leur planète aquatique fut détruite au cours d'une guerre galactique, les Kosmiens s'enfuirent à bord d'une arche spatiale et se crashèrent sur Terre - provoquant l'éruption du Krakatoa. Rebâtissant une ville semblable à celles qui parsemaient leur monde d'origine, ils se montrent encore plus isolationnistes que les Atlantes - désireux de préserver la pureté de leur race et évitant tout contact avec une humanité qu'ils jugent primitive et barbare.

Sous Terre se sont également développées quelques civilisations inconnues. 
Les Ghéos sont des alliés de la Patrouille des profondeurs, une race chthonienne dont l'architecture rappelle celle de l'Egypte antique. Leur physiologie adaptée aux profondeurs souterraines leur permet de prospérer dans cet environnement - qu'ils ont appris à maîtriser pour en tirer les moyens de subsister. Peuple paisible, les Ghéos sont ainsi des maîtres agronomes.
Les Mods descendent d'une tribu de Néandertaliens ayant trouvé refuge sous Terre à la préhistoire. Agressifs et puissants, ils ambitionnent de réduire les Ghéos en esclavage puis de se lancer à la conquête de la surface. La Patrouilles des Profondeurs a déjà réussi à déjouer leurs plans plusieurs fois mais les Mods ne se découragent jamais !

Un scénario complète le Livre 7 et lance les personnages à la poursuite d'une créature sous-marine en sommeil depuis des siècles - et qui se réveille affamée !
Comme d'habitude, le supplément est riche en illustrations tirées des bande-dessinées Hexagon - aussi bien classiques que modernes. Tout cela est complété par les excellents dessins inédits de Christophe Ouvrard - artiste attitré de la gamme mais aussi des comics Hexagon (il vient de sortir le Triomphe du Gladiateur de Bronze, une aventure tout en couleur de ce héros cosmique !). 

Avec les Rois des Profondeurs, c'est désormais tout un nouvel aspect du monde qui s'ouvre aux personnages ! Si le meneur de jeu est fan de personnages comme Namor, Aquaman, Fathom ou - pourquoi pas ! - l'Homme de l'Atlantide : ce supplément est à coup sûr fait pour lui. Il y trouvera de quoi concocter de véritables campagnes se déroulant aussi bien au fond des océans que dans les profondeurs de la Terre - pour renouveler le panel de scénarios à proposer à ses joueurs ! 
A bientôt donc pour de nouvelles aventures (sans doute chinoises, cette fois). 

lundi 11 avril 2016

Dimension Super-héros 3



De tous temps, les super-héros ont fasciné l'humanité. Avatars moderne des grandes figures mythologiques, vivant des aventures exceptionnelles, on les retrouve dans toutes les cultures... 
Et cette fois-ci, ils unissent leurs forces ! Sur le thème du cross-over, plusieurs super-héros se rencontrent, s'affrontent ou font alliance pour une anthologie plus dynamique que jamais.
Prisonnière d'un cauchemar mystique, Sibilla ne peut compter que sur les Enchanteurs et son vieil ami Dave Kaplan pour la libérer... Sur la piste du trafic d'une étrange substance, Kit Kappa est amené à croiser le chemin du seigneur de la jungle Zembla... Lorsque des événements surnaturels frappent un pensionnat suisse, le jeune Ivan Wolonsky doit faire appel à la mystérieuse Morgane... Afin de contrer les plans des Kyrosiens, Homicron se résout à une alliance inattendue avec Rod Zey... Projeté à travers le temps, le métamorphe Jayde croise le chemin du puissant Kabur... Le Roi des Profondeurs et Ben (Râ) Léonard affrontent ensemble le fourbe Set dont les plans menacent l'Égypte...
L'Univers Hexagon est une création française dont les origines remontent aux années 1950. Réinventé et modernisé par Jean-Marc Lofficier, il est à l'honneur dans ce recueil réunissant les aventures de plusieurs de ses héros, sous la plume de 11 auteurs français.

Telle est la quatrième de couverture de Dimension Super-héros 3, la nouvelle anthologie consacrée aux personnages de l'univers Hexagon !
Comme indiqué, cette fois-ci un défi fut proposé aux auteurs : mitonner un cross-over, c'est à dire faire se rencontrer plusieurs héros dans un schéma très classique de l'industrie du comic-book. Avec toutes les configurations possibles : alliance, opposition, aventure menée en parallèle, opposition puis alliance, etc. Et encouragement à mettre en scène les rencontres les plus improbables - quitte à franchir les murailles du temps !
Le panel d'histoires récoltées est à la hauteur des espérances. On y trouve de la romance adolescente (avec de la magie, tout de même), du pur mysticisme, de la fantasy, de l'action, de l'enquête journalistique, du voyage onirique, etc. Toutes les possibilités que permet le genre très malléable du super-héros ont ainsi été explorées par des auteurs enthousiastes.
Certains d'entre eux sont des habitués ayant participé aux précédents Dimension Super-héros : Nelly Chadour, qui a récemment signé Sibilla - Cercle mortels (une aventure de la belle enquêtrice de l'occulte) ; Ghislain Morel, qui revient avec talent à son personnage fétiche de Starlock cette fois-ci opposé à Phénix ; Cédric Burgaud, dont la plume se bonifie de plus en plus ; Kristof Vala, toujours aussi doué pour mettre en scène l'action ; Jean-Marc Lofficier bien sûr, le grand manitou de l'univers Hexagon ; et bien sûr moi-même, directeur de l'anthologie et auteur d'une nouvelle alliant Râ (personnage que j'avais mis en scène dans la Guerre des Immortels) au Roi des Profondeurs (un clin d’œil au supplément à paraître sous peu du jeu Hexagon Universe). A leurs côtés, des petits nouveaux prometteurs désireux de se frotter au genre - tels Vincent Lenga ou Hervé Bourgade - et des guest de choix : Fabien Clavel, écrivain bien connu ; Barbara Cordier, fondatrice des Editions Luciférines ; Sullivan Lord, romancier vampirique et auteur de jeu de rôle.
Au total, Dimension Super-héros 3 comporte donc onze nouvelles aux tonalités variées, présentant des héros divers et toutes écrites avec talent et dynamisme ! Ainsi qu'une préface qui fait le point sur les évolutions de l'univers Hexagon (entre romans, recueils de textes, comics, jeu de rôle...) - tout cela sous une couverture d'Alfredo Macall.
Que vous soyez fan de super-héros, joueur à Hexagon Universe ou tout simplement en quête de bonnes histoires à lire : n'hésitez pas à craquer sur Dimension Super-héros 3 !

Pour rappel, les divers romans et nouvelles appartenant à l'univers Hexagon et édités chez Rivière blanche :
- Dimension Super-héros, dirigé par Romain d'Huissier et Julien Heylbroeck.
- Dimension Super-héros 2, dirigé par Romain d'Huissier et Julien Heylbroeck.
- Dimension Super-héros 3, dirigé par Romain d'Huissier.
- Matière noire, de Romain d'Huissier.
- La Guerre des Immortels, de Romain d'Huissier.
- Barry Barrison et l'Héritage de Tarford Castle, de Philippe Pinon.
- Sibilla - Cercles mortels, de Nelly Chadour.
Et tout cela sans même parler des comics (les Strangers dont la saison 4 est prévue pour septembre ; le Gladiateur de Bronze qui bénéficie d'une aventure entièrement en couleur signée Christophe Ouvrard ; les rééditions des bande-dessinées classiques ; etc.) ou du jeu de rôle (dont un supplément est sur le point de sortir - j'en parlerai donc en temps utile).

Voilà, j'espère que ce billet vous aura donné envie de lire toutes ces belles aventures ! A bientôt.